mardi 30 juillet 2013

Herborisation vallée du Tescou



Balade Botanique
Lisle sur Tarn
 Samedi 3 Août 2013
Cardère (Dipsacus fullonum. F: Dipsacacées)

Lieu : Vallée du Tescou.  
Animateur : Christian CONRAD Botaniste.

Après-midi. Rendez-vous 15h Premier parking à droite route de BARAT D132, à partir de l’embranchement de la route D999 (Gaillac Montauban)
Sortie découverte gratuite - Nombre de participants limité.

Inscription obligatoire   sortie.apifera@gmail.com
(05.81.02.61.70 – 06.70.05.31.18

          Organisé par le Groupe APIFERA du Tarn
Association APIFERA Midi-Pyrénées

samedi 20 juillet 2013

Emfumage au Gaz de schiste



11-07-2013  
Gaz de schiste :« L’indépendance énergétique est un mythe »



  Pour l'économiste Thomas Porcher, Arnaud Montebourg a tout faux. Exploiter les gaz de schiste ne créerait que peu d'emplois, serait peu rentable et ne permettrait pas à la France d'atteindre l'indépendance énergétique. Revue d'arguments.
Ce mercredi, devant le Commissariat des affaires économiques de l’Assemblée nationale, le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, a proposé de créer une « compagnie publique » pour l’exploitation « écologique » des gaz de schiste. Ses arguments ? Indépendance énergétique de la France, équilibre de la balance commerciale et création d’emplois. Thomas Porcher, économiste et auteur de l’ouvrage Le mirage du gaz de schiste (1), revient sur les arguments d’Arnaud Montebourg.

Création d’emplois :
Thomas Porcher : « Il y a un halo de suspicions autour des chiffres avancés. Un cabinet conseil (Sia conseil, NDLR) a annoncé la création de 100 000 emplois, tandis que les chiffres annoncés au Débat national sur la transition énergétique sont de l’ordre de 2 000 à 10 000 emplois créés. La production de gaz n’a jamais créé d’emplois c’est pour cela que les spécialistes l’appellent « la rente gazière ». Selon les hypothèses de Sia Conseil, 13 personnes suffisent, durant les trois premières années, à la création d’un puits. Ensuite, 0,18 personne y travaille. Le cabinet conseil a donc fait une grossière erreur : il ne prend pas en considération la destruction des emplois après la création du puits, ni les économies d’échelle avec l’augmentation de la production.
Aux États-Unis, 600 000 emplois ont été créés mais c’est parce qu’ils forent en continu. En France, pour créer de nombreux emplois et être compétitif, il faudrait forer massivement, comme là-bas. Or, les densités de population en France et aux États-Unis ne sont pas les mêmes. Et le gaz de schiste se situe dans des zones touristiques - dans le Gard ou en Ardèche par exemple - il faut donc comparer les emplois créés grâce au gaz de schiste de ceux qu’il détruirait dans le secteur du tourisme. On a l’impression que la crise permet de tout justifier : « Ça crée quelques emplois, donc c’est déjà ça », se dit-on. Mais en comparaison par exemple, la rénovation thermique, elle, crée des emplois, nombreux et concrets. »
Indépendance énergétique :
Thomas Porcher : « Là encore, c’est un mythe ! Les chiffres de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) tablent sur une indépendance des Etats-Unis en 2035 si plus d’un million de puits étaient forés. Or, il s’agit de prévisions « toutes choses étant égales par ailleurs », c’est-à-dire d’un modèle valable dans un monde figé. Par exemple, l’AIE prévoyait en 2000, un prix du pétrole à 24 dollars le baril en 2010. Il a finalement atteint 100 dollars (76 euros). Donc attention aux chiffres. L’indépendance n’aura pas lieu en Europe. Ce n’est pas sérieux d’avancer cet argument. »

Équilibre de la balance commerciale
Thomas Porcher : « Ça ne dépend pas que du gaz. Il faut prendre en compte également le pétrole. Et on pourrait rétablir la balance en maîtrisant mieux notre consommation d’énergie. L’Europe réfléchit à l’efficacité énergétique depuis plus de dix ans, ce n’est pas un sujet nouveau. S’engager dans le gaz de schiste serait changé de trajectoire. Par ailleurs, si l’on rééquilibre la balance commerciale, c’est, en principe, pour relocaliser des emplois. Mais vu que le gaz de schiste ne crée que très peu d’emplois, ça n’a pas de sens.
On parle aussi d’importantes recettes fiscales qui pourraient découler de l’exploitation des gaz de schiste. Premièrement cela dépend du code minier qui doit être revu. Aux Etats-Unis, au niveau fiscal, l’exploitation des gaz de schiste n’a pas toujours été rentable pour l’Etat car les coûts des travaux de voirie ont parfois été supérieurs aux redevances perçues par les Etats.
Reste le coût de la création d’une compagnie publique que propose Arnaud Montebourg. Ce n’est pas idiot. Car plusieurs problèmes peuvent se poser quand on fait appel à une entreprise privée : il peut y avoir des asymétries d’information, l’entreprise ne dit pas tout à l’Etat. C’est d’ailleurs ce qui s’est produit en Pologne lorsque les compagnies ont annoncé des réserves énormes accélérant les processus de décision (les réserves sont moins importantes que ce qui avait été prévu par les entreprises, NDLR). De plus, dans le cas d’une exploration sans exploitation, qui va payer ? Soit l’Etat, soit l’entreprise privée accepte de le faire gratuitement ce qui serait surprenant.
Si l’on crée une entreprise publique pour exploiter le gaz de schiste, l’Etat peut faire ce qu’il veut de l’argent gagné grâce à la production et il a une maîtrise des informations. Le problème c’est que créer une entreprise pétrolière coûte énormément d’argent. Je ne vois pas comment l’Etat pourrait s’y prendre, ce serait un investissement en temps et en argent incroyable. Et nationaliser une compagnie pétrolière privée, ça ne se fait plus... depuis bien longtemps ! »

Un gaz de schiste écologique :
Thomas Porcher : « Même si on nous dit que les techniques sont plus avancées, plus sûres aujourd’hui que celles utilisées au début aux Etats-Unis, la fracturation hydraulique reste une technique très violente. Dans le Dakota, c’est quand même l’enfer ! On oublie de comptabiliser les passages de camions, les problèmes générés sur la santé. Un article publié dans la revue de l’Académie des sciences américaine a montré que l’exploitation du gaz de schiste polluait les nappes phréatiques. Des universitaires du Colorado ont mis en lumière une augmentation des cancers à proximité des sites d’exploitation. D’ailleurs cette peur des risques, encore invisibles, fait chuter les prix de l’immobilier de 24% dans les zones avoisinant les forages (selon une étude du National Bureau of economic research, ndlr). Reste l’impact sur le climat qui n’est, lui non plus, absolument pas pris en compte. »

Bonus : la baisse des prix du gaz :
« Aux Etats-Unis, les compagnies ont fait chuter les prix en produisant massivement. Les prix sont autour de 3-4 dollars (2,3 euros à 3 euros) à l’heure actuelle. Alors que sur le marché asiatique c’est 12 dollars (9 euros) (le mètre cube, ndlr) et en Europe c’est 10 (7,6 euros). Donc actuellement aux Etats-Unis, les compagnies se reportent sur le pétrole de schiste et investissent moins dans l’exploitation de gaz de schiste. Du coup, les prix risquent d’augmenter à nouveau. C’est une bulle.
En Europe, les choses sont très différentes puisque pour que les prix baissent, il faudrait renégocier les contrats, qui sont des contrats établis à long terme. En effet, le prix du gaz en Europe est indexé sur celui du pétrole. Si demain on se met à produire du gaz de schiste, les prix ne diminueront que faiblement ou pas, car le marché est plus rigide. Et si les prix ne diminuent quasiment pas, il n’y a pas d’avantage compétitif pour l’industrie française. Donc même ce gain économique avancé n’est pas sûr. »

(1) Le mirage du gaz de schiste, Thomas Porcher, Max Milo, 2013.

Complément d'information : Un calcul politique! 

En 2011 Arnaud MONTEBOURG  avait qualifié l’exploitation du gaz de schiste de “fausse bonne idée” et soutenu un projet de loi socialiste interdisant toute “exploration et exploitation des hydrocarbures non conventionnels sur le territoire national”. La posture semble ici plus importante que le contenu. Le grand problème des élus socialistes, c’est qu’ils n’ont pas une position très différente de celle de l’UMP, mais qu’ils doivent gouverner avec les Verts...
Je vous conseille la lecture d'un dossier dans la revue Science et vie du mois de mai 2013 (n° 1148) ayant pour titre " Une chance ou un risque ? Gaz de schiste".

samedi 13 juillet 2013

Vacances




L’association prend des vacances du 13 juillet au 8 septembre,  mais pendant cette période quelques sorties sont prévues : Début  Août deuxième sortie Botanique dans les Pyrénées réservée à ceux et celles qui s’intéressent aux plantes, le nombre de participants sera limité à 10/12.
L'encadrement sera assuré par Daniel CAILHOL et Christian CONRAD.

Gentiane de printemps (Gentiana verna) Pyrénées.

 Quelques sorties botaniques seront organisées dans le Tarn.

Projets sorties Septembre - Octobre
Migration oiseaux (Gruissan Aude)
Connaissance des arbres

jeudi 4 juillet 2013

Sortie de terrain



Balade Botanique
Tarnaise
jeudi 11 Juillet 2013

Lieu : Lisle sur Tarn
Prospection autour du village, bords de chemins, jachères, prés.   
Animateur : Christian CONRAD Botaniste.
Matinée. Rendez-vous : 8 heures.  Place de l’église. Lisle sur Tarn    
Sortie découverte gratuite  
Nombre de participants limité

Inscription obligatoire :
(05.81.02.61.70 – 06.70.05.31.18



Organisé par le Groupe APIFERA du Tarn
Association APIFERA Midi-Pyrénées

mardi 2 juillet 2013

Juin. Herborisation à Mespel Tarn

Sortie organisée dans le cadre des herborisations ponctuelles de Christian soit dans la recherche de taxons, d'inventaires ou l'étude d'un milieu. Le nombre de participants est variable suivant les conditions de recherche. Elles se déroulent la plupart du temps dans le département du Tarn. 

Ce mercredi 26 juin une dizaine de personnes accompagnées notre Botaniste sur les coteaux secs de Mespel à la recherche de la Leuzea conifera, Staehelina dubia, Helicrysum stoecas et les Epipactis de saison.   
La Stéhéline douteuse était absente de la zone prospectée.
  Prochaine sortie jeudi 11 juillet.

Ne pas oublier de noter le nom des plantes...

L’ancêtre du blé Egilops ovale (Aegilops ovata. F: Poacées)



La Stipe pennée "cheveux d'ange" (Stipa pennata. F: Poacées)

Orpin de Nice (Sedum sediforme. F: Crassulacées)

Inule des montagnes (Inula montana. F: Astéracées)

Splendide bestiole ! Araneus SP (femelle). F: Araneidae.

Le groupe en pleine détermination.