lundi 30 mars 2015

COUFFOULEUX 81

SAMEDI 4 AVRIL A COUFFOULEUX

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE 
DE L'ASSOCIATION APIFERA


14 HEURES. HÔTEL DE VILLE. SALLE DU CONSEIL.



mercredi 18 mars 2015

6 mars 2015, Sivens : l'Etat de droit est de retour !!



L'ordre républicain doit s'imposer. L'Etat de droit doit revenir sur le site de Sivens.
Une semaine de terreur aura permis de rétablir l'Etat de droit !
Attroupement de plus d'une centaine de personnes avec armes, sur les routes départementales
pendant cinq jours, intimidations et menaces de mort réitérées, violences verbales et physiques en réunion et avec armes, contrôle de véhicules systématique en dehors de tout cadre légal par des personnes privées, diffamation et incitation à la haine sur internet, contrôle d'identité au faciès par personnes dépositaires de l'autorité publique, Deux cents gendarmes mobiles présents pendant une semaine, simples observateurs des violences, Une vingtaine de garde à vue de personnes libérées à l'issue des 24 heures,....pour rétablir l'Etat de droit !

La résolution politique était à peine annoncée que les forces de l'ordre évacuaient manu militari une quarantaine d'occupants. Les occupants sont partis. Ceux qui ont mis un peu trop de temps, le temps de rassembler leurs affaires, ont été placés en garde à vue.

Le Conseil Général a voté à quasi l'unanimité un nouveau barrage ! Il ne fallait surtout pas faire preuve d'échec et de faiblesse et dire que le barrage était abandonné en raison de son illégalité manifeste. Cela aurait été trop violent !

L'Etat s'est félicité de la décision et du retour à l'Etat de droit.

« Tout au long des derniers mois, l'Etat a pris ses responsabilités, d'abord en appelant constamment à l'apaisement et au dialogue et en faisant prévaloir avec fermeté l'Etat de droit sur toutes les formes de violence » Cazeneuve,

« Les élus, quelque soient leur bord, ont fait preuve de responsabilités et de décisions et je veux saluer particulièrement le Président du Conseil Général qui a permis cet aboutissement » Valls,

«Une décision est prise, elle est prise avec sagesse parce que chacun doit renoncer à ce qu'il croyait être la solution idéale...chacun fait un pas vers une vérité commune.. Je salue un retour à la paix sociale » Royale,

C'est oublier les deux mois de violences sur le site de Sivens, les recours administratifs qui ne sont toujours pas examinés, les nombreux appels à moratoire et au dialogue lancés, les grèves de la faim, les paroles politiques des uns et des autres, le rapport des experts qui déclare le projet disproportionné, des études datant de 2001 réalisées par le maitre d'ouvrage, le passage en force des machines, les bucherons qui travaillent dans les gaz lacrymogènes, les gendarmes en maintien de l'ordre pendant deux mois, la mort d'un jeune manifestant.
Qu'est-ce que l'Etat de droit ?
Un Etat de droit est un système institutionnel dans lequel la puissance publique est soumise au droit.
Il est fondé sur le principe essentiel du respect de la loi, chacun étant soumis au même droit, que ce soit l'individu ou bien la puissance publique.

C'est le juriste autrichien Hans Kelsen (1881-1973) a défini l'Etat de droit comme un "Etat dans lequel les normes juridiques sont hiérarchisées de telle sorte que sa puissance s'en trouve limitée".
L'Etat de droit s'oppose au despotisme ou au régime de police où règne un arbitraire sans possibilité de recours.

L'Etat de droit à Sivens s'est imposé grâce à l'usage de la force, la présence de gendarmes et de milices privés.

L'Etat de droit a été imposé par la force pour qu'une décision de puissance publique qui ne respectait pas les normes supérieures puisse exister.

L'Etat de droit a été exigé pour empêcher des personnes physiques de réclamer une égalité de droit et contester les actions de l'Etat illégitimes.

En imposant la force, en laissant des milices privées gérer l'ordre, en ne poursuivant que les opposants, vous avez cautionné un Etat policier et votre discours sur l'Etat de droit ne fait que cacher une bien triste réalité.

Vous avez chassé notre jeunesse à coups de matraque et de bâton.

Vous avez rompu tout dialogue et creusé un fossé.

Vous avez repoussé la réalité à demain.

Vous avez laissé des traces sur les corps et des traumatismes dans les esprits.

Vous avez fait preuve d'une grande injustice.

Vous n'avez pas voulu voir l'urgence écologique.

Les zadistes, comme vous les appelez, sont multiples, hétéroclites, éclairés et plein de courage.
Ils ont le soutien d'un nombre très important de personnes issues de la société civile.
Vous ne pourrez pas les chasser aussi facilement. Ils vont partir mais la cause qu'ils défendent, les intérêts qu'ils défendent sont toujours là.
Sauf à ériger un mur de béton autour de vos terres et fermer les yeux, vous ne pourrez pas indéfiniment répondre de cette manière, par la force et sans dialogue.
Les zadistes ont lancé l'alerte, ils ont éveillé nos consciences.
Ils ont justement montré que l'Etat de droit n'existait plus, parce que les valeurs communes et universelles étaient bafouées, parce que le citoyen ne pouvait plus contester l'illégalité de l'Etat, parce que la loi ne respectait plus les normes supérieures.

Tant que l'Etat de droit ne sera pas respecté par tous, aucune légitimité ne pourra émaner d'un quelconque projet et vous serez condamnés à voir se développer des zones à défendre partout.
Claire DUJARDIN Avocate

vendredi 13 mars 2015

« La forêt à la sortie de l’hiver »


 Découverte et connaissance de  la Nature

Dimanche 22 Mars 2015
Balade naturaliste :

« La forêt à la sortie de l’hiver »

Lieu : Forêt de Grésigne (PUYCELCI) Tarn.

Avant la feuillaison, la forêt a-t-elle un intérêt ? Oui et Nous pourrons l’observer. Le repos végétatif de l’ensemble des strates prépare le débourrage de printemps. De nombreuses plantes ont mis leurs rosettes,  feuilles radicales, plantules dans l’attente des beaux jours. De même, les cryptogames ont fait  le plein d’énergie, c’est aussi le meilleur moment pour les découvrir.

Animateur Christian Conrad, naturaliste.

Important : Dans un sac, vêtements de saison,  chaussures de marche (le terrain est escarpé), paire de jumelles, loupe. 


1- LISLE sur TARN
Départ 13 heures, rendez-vous un quart d’heure avant Place de l’église.
2 - PUYCELCI rendez-vous 13h45 Parking à côté du cimetière. En bas du village prendre la route à gauche de l’office de Tourisme le parking ce situe à gauche avant le cimetière.



Nombre de participants limité à 15. 

Inscription  obligatoire auprès de Laurence

:        sortie.apifera@gmail.com  -   ( 05 81.02.61.70


Les balades sont gratuites pour les adhérents de l’association APIFERA Tarn.
Tarif : 10€ pour les non adhérents. Gratuites pour les enfants.
Voir ci-dessous les « règles covoiturage »

N’attendez pas le dernier moment pour vous inscrire

Association APIFERA TARN
Connaissance et  préservation de la nature



vendredi 6 mars 2015

COMMUNIQUÉ DE PRESSE du 6 mars 2015


COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Le Conseil Général s’obstine dans la mauvaise direction
Les 43 conseillers généraux qui avaient refusé le dialogue aux opposants au barrage de Sivens sont à nouveau restés sourds aux demandes du Collectif Testet, de FNE Midi-Pyrénées et de la Confédération Paysanne. Depuis l’annonce par la Ministre chargé de l’écologie, le 19/01/15, de son souhait que le Conseil Général abandonne le projet initial, ces organisations ont demandé aux élus de ne pas se prononcer dès maintenant sur les options proposées par les experts et la Ministre. En effet, pourquoi se précipiter dès maintenant sur le choix d’un nouvel ouvrage alors que plus de 2 millions de M3 de stockage d’eau sur le bassin du Tescou ne sont pas utilisés chaque année ? Est-ce une bonne gestion des fonds publics de vouloir construire un nouvel ouvrage avant même de vérifier si l‘on peut optimiser l’existant ? Cette solution est pourtant la plus rapide (dès la saison d’irrigation 2015), la moins chère et la moins impactante pour l’environnement.
Pire, les élus ne semblent pas vouloir passer des contrats d’achat d’eau, dans les prochains mois, avec des propriétaires de réserves sous-utilisées comme le recommandaient pourtant, avec bon sens, les experts dans le dernier rapport. Comment comprendre la colère d’agriculteurs revendiquant des besoins d’eau quand ils refusent d’utiliser rapidement l’eau qui dort chaque année dans les retenues collinaires de leurs voisins ? Les organisations opposées au barrage ne s’opposent pas à un nouvel ouvrage mais l’accepteront seulement si des études complémentaires concluent de manière objective que l’existant sous-utilisé et les pratiques économes en eau ne sont pas suffisants. Dans ce cas, c’est la retenue collinaire sur le site la Bayssière (sortie de Sivens) qui serait prioritaire puisque peu impactant sur l’environnement et la moins chère.
Ségolène Royal et ses experts n’ont pas été beaucoup plus entendus par les élus qui sont pourtant majoritairement de la même famille politique que la Ministre. Dans la délibération, le redimensionnement n’est pas précisé ni la localisation de l’ouvrage en dehors du fait qu’il sera sur « la zone du projet ». Afin de minimiser l’impact sur la zone humide et d’éviter des travaux là où Rémi Fraisse a été tué, la Ministre soutenait l’idée de reculer l’ouvrage de 300m. Les 43 élus ne s’engagent pas dans ce sens. Cela crée aussi un doute sur la volonté du Conseil Général de réhabiliter la zone humide là où aucun scénario de travaux n’était envisagé par la Ministre et où le terrassement et les fossés la menacent d’assèchement dès le printemps. Par ailleurs, leur délibération va-t-elle levé la procédure d’infraction lancée par la Commission européenne contre la France ?

La délibération proposée par Thierry Carcenac affirme que le projet de territoire pour l’avenir de l’agriculture « repose nécessairement sur un apport en eau à partir d’un stockage hivernal ». Ceci est totalement contraire aux conclusions des experts et des différents participants au processus de dialogue engagé en novembre 2014. Les experts préconisent qu’« il faut poursuivre au plan local l’écriture du projet de territoire » qui repose « sur des productions à forte valeur ajoutée et génératrices d’emploi local, et sur le renforcement des circuits de proximité ». Dans la note de 15 pages envoyée à la Ministre le 16/01/15, les propositions de nos organisations sur ce point essentiel sont détaillées.
L’abandon du projet initial doit entraîner la dénonciation de la convention publique d’aménagement que le Conseil général a signé avec la CACG en date du 4 août 2008. La délibération votée ce jour parle de transaction avec l’Etat, la Ministre s’étant engagée à ce que l’Etat prenne en charge les conséquences financières. Nous refusons que l’argent des contribuables serve à compenser les erreurs et le conflit d’intérêt de la CACG qui sont à l’origine de toute cette crise. Nous espérons que la prochaine assemblée départementale, qui sera forcément différente de celle-ci, saura enfin écouter nos organisations, légitimées par les experts et la Commission européenne, sinon la « crise de Sivens » risque de durer malheureusement encore longtemps.
http://www.collectif-testet.org/

Contacts : Christian Conrad : 0670053118 / Françoise Blandel : 0602319690 / Grégory Dhoye : 0668489610